Le point de départ de la coopération européenne dans le domaine de l’immigration, la police et la justice fut une collaboration des autorités des Etats membres d’ordre pratique et informelle, qui prit forme dès les années 1970 au sein notamment du « groupe Trevi ». A l’époque où la Communauté européenne a été fondée, une politique commune dans ces domaines était en effet inenvisageable car ceux-ci sont traditionnellement considérés comme relevant du cœur de la souveraineté d’un Etat. Ceci a évolué avec le Traité de Maastricht de 1992, qui, sous un dénommé « troisième pilier », institutionnalisait une coopération intergouvernementale dans ces matières. Par la suite, celle-ci s’est peu a peu cristallisée au fil des Traités d’Amsterdam, du programme de Tampere (Conseil européen de 1999), et du programme de La Haye (Conseil européen de novembre 2004), pour aller jusqu’à la fixation d’un objectif d’espace de liberté, de sécurité et de justice.
La réalisation de cet espace de liberté, de sécurité et de justice soulève des questions liées aux droits fondamentaux, à la citoyenneté de l’Union, à la mobilité des personnes, au droit d’asile, à l’immigration légale et illégale, à la politique des visas, à la gestion des frontières externes de l’Union, à la lutte contre la criminalité organisée, contre le terrorisme, contre le trafique de drogue et d’êtres humains, mais également liées à la reconnaissances réciproques entre autorités policières, judiciaires, et douanières. Avec le traité d’Amsterdam, une partie du troisième pilier fut communautarisée, c’est-à-dire intégrée au premier pilier de l’Union européenne. Depuis lors, le troisième pilier comprend essentiellement la coopération policière et judiciaire en matière pénale. Le mandat d’arrêt européen est un exemple pratique d’une telle coopération.
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Euros du Village vous recommande une conférence organisée par l’Eurodéputé Marc Tarabella le 2 septembre prochain de 9h30 à 11h30 au Parlement européen à Bruxelles sur le thème suivant : « Violence contre les femmes : comment sensibiliser ? »
L’objectif de cette conférence est d’identifier les mesures à prendre aux niveaux régional, national et européen pour prévenir la violence contre les femmes.
Depuis le début de son mandat de Député européen, Marc Tarabella milite activement en faveur de mesures concrètes permettant une lutte effective contre la violence envers les femmes. A ce titre, il est persuadé qu’il est possible de faire encore de nombreux progrès en réfléchissant davantage sur les moyens de sensibiliser efficacement l’opinion. Campagnes de communication, témoignages, œuvres artistiques sont autant de moyens qui peuvent permettre à la société européenne de prendre conscience de ce fléau et de prévenir au maximum le passage à l’acte.
Antoinette Spaak, Ministre d’Etat et féministe historique belge, apportera un éclairage sur l’évolution de la prise en compte de la violence contre les femmes.
Catherine Emprin, Directrice générale adjointe d’Euro RSCG BETC, responsable d’une campagne de communication télévisée en France concernant la violence envers les femmes, présentera les méthodes choisies pour sensibiliser efficacement l’opinion.
Vincent Libert et Florence Ronveaux, du pôle de ressources spécialisées en violences conjugales et intrafamiliales de Liège, parleront des mécanismes déclencheurs chez les auteurs et les victimes.
Joëlle Milquet, Vice-Première Ministre et Ministre de l’Emploi et de l’Egalité des Chances, nous présentera la politique de la Belgique et les initiatives de la Présidence belge en la matière.
N’hésitez pas à relayer cette invitation / information à toute personne que vous jugerez susceptible d’être intéressée.
Pour les personnes qui n’ont pas d’accréditation au Parlement européen, veuillez contacter la collaboratrice de M. Tarabella, Marie Ramot (marie.ramot@europarl.europa.eu) en mentionnant votre date de naissance et votre adresse le plus rapidement possible.
Pour celles qui disposent d’une accréditation, merci d’accéder directement à la salle ASP3G3 à partir de 9h30.