C’est en tout cas la thèse d’Anne Applebaum sur le magazine américain en ligne Slate, qui fait le parallèle entre l’opération libyenne et le film « Wag the Dog », dans lequel un candidat à la présidentielle remporte l’élection après avoir lancé une guerre fictive contre l’Albanie. L’éditorialiste surtitre ainsi son article ironiquement « Wag le Chien ».
Après s’être moquée de l’intervention de Bernard Henri Lévy, elle considère que la propension du « Président français à prendre des risques pour jouer un rôle - n’importe quel rôle, à n’importe quel prix - pour la gloire de la France et de lui-même est inédite ». Elle souligne également que si Nicolas Sarkozy avait voulu « démontrer l’incohérence et la faiblesse de la politique étrangère européenne, il ne s’y serait pas pris autrement ».
Au final, la victoire des insurgés libyens n’étant pas impossible, c’est « quitte ou double » pour le président, après des cantonales qui n’ont pas servi sa popularité.