Notre partenaire, l’OFCE
Pour ceux qui ne connaissent pas l’OFCE (Observatoire Français des conjonctures économiques), cet institut de recherche indépendant, est souvent apparenté, bien que cela soit plutôt réducteur, à l’école de pensée « néo-keynésienne » (voir à ce propos notre article relatif à la dernière publication phare de l’OFCE « la France et l’Europe à l’horizon 2012, e-book à l’usage des citoyens », indiqué ci-contre, à droite). Les approches qui y sont développées n’en sont pas moins largement partagées et les recommandations qu’il produit aident régulièrement les gouvernements, en particulier le gouvernement français, dans leurs orientations de politiques économiques. L’OFCE compte par ailleurs en son sein deux prix Nobel américains, Joseph Stiglitz, ancien responsables des conseillers économiques de l’administration Clinton, et Edmund Phelps, qui a fortement influencé le monde de la recherche et les politiques par ses travaux sur les politiques macroéconomiques de long terme.
C’est un point de vue original sur l’économie en Europe que vous proposent les Euros du Village, qui tranche parfois avec les discours entendus à Bruxelles, et le point de vue selon lequel l’Union Européenne a avant tout vocation à assurer le bon fonctionnement du marché et à prévenir ses dysfonctionnements, menée en parallèle à une libéralisation de l’économie et la mise en concurrence. Jean-Paul Fitoussi ouvre d’ailleurs le débat par un questionnement : que désigne-t-on par réforme ? Il s’agit, selon lui, de sortir des préconisations d’ordre idéologiques ; puisque la France irait mal, il conviendrait de la réformer, selon les modalités de la réforme libérale, en réduisant en priorité le poids de l’Etat et donc du système de solidarité. Or, selon lui, « on ne parvient pas à réformer une société lorsque l’on n’a que des sacrifices à lui demander et aucun projet à lui proposer ». Il pointe l’urgence de sortir de cette perspective et de proposer des projets d’avenir. Louis Chauvel rebondit en dépeignant le tableau d’une société dans laquelle il devient de plus en plus difficile de donner un avenir aux jeunes générations.
D’avenir, il en est donc grandement question dans cette discussion, d’où ressort également la question de la dette, dont le discours sur le remboursement, central dans la campagne électorale écoulée, ne suffit pas à donner sens aux politiques économiques. « Trop de dette et pas assez d’Europe » nous dit Eloi Laurent, qui considère que « l’on parle trop du passé et pas assez d’avenir ». Question centrale qui sera au menu des trois prochains épisodes, au cours desquels notre regard se portera encore davantage sur le vif du sujet : l’Europe.
Deuxième épisode : „Concurrence sociale et fiscale... Faut-il suivre le modèle allemand?“


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