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Election présidentielle en Pologne : la raison face aux émotions

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Suite à la mort tragique de Lech Kaczyński le 10 avril dernier, les Polonais sont appelés aux urnes trois mois plus tôt que prévu afin de désigner un nouveau président, avec un premier tour organisé le 20 juin prochain. Alors que l’on pouvait s’attendre à ce que la courte campagne soit intense, elle est pour le moment marquée par la discrétion des candidats : pas ou peu d’affiches électorales dans les rues, peu d’interviews, de réunions publiques ou de débats. La classe politique polonaise, qui a été confronté à un choc sans précédent depuis la seconde guerre mondiale, n’a manifestement pas encore retrouvé tous ses esprits.


Les candidats

Ils sont dix à avoir réussi à réunir 100.000 signatures de soutien avant le 6 mai dernier, condition nécessaire en Pologne pour se présenter à l’éléction présidentielle :

Waldemar Pawlak, PSL (Parti de la coalition agraire) : président du parti sans interruption depuis 1989, il fut Premier ministre à deux reprises. Il est actuellement vice-Premier ministre et ministre de l’Economie.

Grzegorz Napieralski, SLD (parti de gauche) : député depuis 2004, président du parti depuis 2008, il prend à 36 ans la place du candidat initial, Jerzy Szmajdziński, mort dans la catastrophe de Smolensk.

Marek Jurek, PR (droite républicaine) : quatre fois député et président de la Diète de 2005 à 2007.

Bogusław Ziętek, PPP (Parti polonais du travail) : dirigeant du syndicat « WZZ Sierpień 80 ».

Jarosław Kaczyński, PiS (Droit et Justice) : opposant dès les années 70, il fut député et sénateur, et Premier ministre de 2006 à 2007. Il est président du parti depuis 2003.

Bronisław Komorowski, PO (Plateforme civique) : député depuis 1991, ancien ministre de la Défense, actuellement président de la Diète et président de la République par intérim.

Andrzej Olechowski, SD (Parti démocratique) : ancien ministre des Finances et des Affaires étrangères, co-fondateur de la PO qu’il quitta en 2009.

Andrzej Lepper, Samoobrona (Auto-défense paysanne) : deux fois député, actuellement en appel pour une affaire de mœurs au sein de son parti.

Janusz Korwin-Mikke, WiP (Liberté et Légitimité).

Kornel Morawiecki, Solidarność walcząca (Solidarité combative).

Compte tenu des circonstances exceptionnelles dans lesquelles elle se déroule, cette campagne électorale anticipée est atypique à plusieurs égards. Alors que les partis commençaient seulement à aiguiser leur stratégie en vue de l’élection initialement prévue à l’automne, ils ont été contraints de s’organiser rapidement et de s’adapter à une période pré-électorale d’à peine deux mois de temps. Le parti de centre-droit Plateforme Civique (PO), auquel appartient le premier ministre Donald Tusk et qui est donné favori dans les sondages, vient à peine de sortir de primaires qui ont désignés Bronisław Komorowski, l’actuel président de la Diète et donc président de la République par intérim, comme candidat. De son côté, le parti social-conservateur Droit et Justice (PiS) des frères Kaczyński doit faire face aux très lourdes pertes au sein de ses élites entraînées par le drame de Smolensk : au-delà de Lech Kaczyński, président sortant et probable candidat à sa réélection (Kaczyński devait annoncer sa candidature lors du congrès du parti, en mai), ce sont près de la moitié des cadres du parti qui ont péri dans l’accident. C’est donc un Jarosław Kaczyński dévasté par la mort de son « frère adoré » et de ses plus proches collaborateurs qui a pris le relais. Par dépit peut-être, son parti s’étant retrouvé sans autre personnalité suffisamment charismatique, ou tout simplement assez connue pour relever ce défi.

Bronisław Komorowski ou Jarosław Kaczyński ?

Si dix candidats sont officiellement en lice, la vraie compétition ne se déroule en réalité qu’entre deux hommes : Bronisław Komorowski et Jarosław Kaczyński. Avant l’accident de Smolensk, la PO semblait pouvoir envisager une victoire dès le premier tour, mais l’onde de choc provoquée par la tragédie a changé la donne, et a rééquilibré la situation en faveur du frère du défunt président. Alors qu’avant sa mort Lech Kaczyński ne disposait que de 25% de soutien dans les sondages, tout au plus, les enquêtes d’opinion donnent actuellement 45% des voix à la PO et 35% au PiS au premier tour. Au second tour, qui devrait avoir lieu le 4 juillet, Komorowski l’emporterait avec 54% des suffrages contre 41% pour Jarosław Kaczyński . Cependant, sous l’effet de la vague d’empathie qui s’est emparée du pays, le soutien pour ce dernier ne cesse d’augmenter. Même si les milliers de Polonais qui se sont recueillis devant le palais présidentiel pendant la semaine de deuil national ne l’ont pas forcément fait dans le but de manifester leur soutien à la politique du défunt président, les émotions pourraient bien influer sur le choix de certains citoyens. Pour preuve les 1, 65 million de signatures de soutien recueillies par le candidat du PiS, soit le double de Komorowski.

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Bronisław Komorowski

Bronisław Komorowski, le président de la Diète (parlement polonais) et président par intérim depuis la mort de Lech Kaczyński, n’a été désigné candidat de la Plateforme Civique que grâce au désistement de Donald Tusk, qui souhaite conserver sa place de premier ministre. Malgré la remontée du PiS dans les sondages depuis la tragédie de Smolensk, Komorowski devrait être élu, mais il devrait rester secondaire derrière le premier ministre Tusk quant à la conduite de la politique de la Pologne.

(Source : promocjaul, flickr.com)

La bataille ne se livre donc pas autour d’un programme, qu’aucun des deux principaux candidats n’avait d’ailleurs publié à près d’un mois du premier tour. Il s’agit davantage d’un duel, pour le moment peu musclé, entre deux hommes dévorés par l’ombre des deux candidats de l’élection de 2005 : Lech Kaczyński et Donald Tusk.

Le président défunt laisse derrière lui l’héritage de sa politique controversée et son image négative à l’échelle européenne, qu’il est désormais difficile d’attaquer pour d’évidentes raisons de décence. Jarosław Kaczyński parle de « testament », de son « devoir » de prolonger le travail et d’achever la « mission » de son frère. Les médias et les partis adverses oseront-ils rappeler le scandale provoqué par l’entrée de l’extrême droite au gouvernement en 2005, les divers incidents diplomatiques (notamment lors du sommet européen de 2007 et du conseil européen d’octobre 2008), son long refus de signer le traité de Lisbonne, l’importance accordée à la politique historique ou encore la chasse aux sorcières menée à l’encontre des anciens communistes dans le but de « purifier » le pays et de créer une Quatrième République de Pologne ? Pour le moment, la réponse est plutôt négative, tant Bronisław Komorowski et les autres font preuve de tact et de réserve. Le président par intérim prend également grand soin de ne pas s’afficher à la chancellerie présidentielle, où il ne se rend qu’en cas d’absolue nécessité. Et il ne promulgue que les lois les plus urgentes, comme celle sur la prolongation du séjour des soldats polonais en Afghanistan. En parallèle, le PiS a déjà gagné 10 points dans les sondages depuis l’accident.

Quant au Premier ministre actuel, Donald Tusk, celui-ci avait annoncé dès février dernier, à la surprise générale, qu’il ne serait pas candidat à la présidentielle. Le pays tout entier s’attendait pourtant à ce qu’il se précipite sur une victoire quasi-certaine afin de prendre sa revanche sur son échec de 2005. Mais Tusk semble apprécier sa position de Premier ministre, d’autant que le régime de cohabitation en place depuis 2007 a incité son gouvernement à interpréter la Constitution de manière à écarter au maximum le Président des décisions importantes, ne lui laissant guère d’autre pouvoir que son droit de veto. Pourtant, si Tusk s’était au départ tenu à l’écart de la campagne, la remontée du PiS l’a contraint à s’engager plus fortement en faveur du candidat de son parti. Tusk reste en effet sans conteste la personnalité politique dominante de la PO, celui qui bénéficie de la confiance des Polonais, tandis que Bronisław Komoroswki peine à exister et semble bien transparent à ses côtés.

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Deuil national en Pologne

Le 10 avril dernier, l’avion du Président polonais Lech Kaczyński, qui était accompagné de sa femme et de nombreux responsables militaires, administratifs et politiques, s’écrasait à Smolensk, dans l’ouest de la Russie. Une catastrophe sans précédent qui a d’autant plus touché les Polonais que la délégation allait assister aux cérémonies données en hommage aux victimes du massacre de Katyn de 1940, pendant lequel des troupes soviétiques assassinèrent plus de 20.000 membres de l’élite polonaise. Alors qu’une émotion compréhensible s’est emparée du pays, la campagne électorale anticipée tarde à trouver sa place.

(Source : footprints*, flickr.com)

Le véritable débat politique pour 2011

Pour le moment donc, pas de grand débat d’idées. La Pologne, qui doit poursuivre son processus de modernisation, doit pourtant répondre à des questions politiques aussi nombreuses que considérables : quelle réforme du système fiscal, du système de santé, des retraites ? Comment gérer le déficit budgétaire ? Le nouveau président donnera-t-il la priorité à la modernisation des infrastructures ou à celle de la campagne ? Quelle position face à l’Europe, et en particulier face à l’adoption de l’euro prévue pour 2012, alors que la crise financière fait rage ? Il faudra sans doute attendre que les réunions publiques et les débats entre candidats s’intensifient à l’approche du scrutin afin de pouvoir y voir plus clair.

Mais au-delà de cette élection présidentielle, c’est plus probablement en 2011, à l’occasion des élections législatives, que le véritable débat politique se fera en 2011 se déroulera. Pour le moment, les Polonais ont le choix entre le duo Tusk-Komorowski d’un côté, qui garantit la continuité de la politique actuelle, celle d’un Etat prévisible, calme et ouvert sur le monde, et qui offre surtout la fin du clivage entre le Président et le gouvernement, et de l’autre côté Jarosław Kaczyński, candidat devenu symbolique, qui prône des valeurs patriotiques et morales à l’aide d’un slogan de campagne révélateur : « La Pologne est la plus importante ».

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Jarosław Kaczyński

Le jumeau du défunt président a déclaré sa candidature à la présidentielle suite au décès de son frère, qui comptait se représenter. Celui que l’on considérait souvent comme le leader du tandem politique conservateur qu’il formait avec son frère semble être aujourd’hui prêt à mettre un peu d’eau dans son vin, au moins dans les paroles, afin de se faire élire... Mais malgré le retour en grâce que la vague de sympathie consécutive à l’accident de Smolensk lui a offert, il reste nettement derrière Komorowski dans les sondages.

(Source : KP PiS, flickr.com)

Ne reniant pas son attachement à la tradition, le candidat du PiS se montre pourtant ouvert aux compromis. Dans sa première interview en tant que candidat, qui consistait en fait à répondre aux questions des internautes sur le blog « Salon 24 » proche du PiS, il a en effet insisté sur sa disposition à coopérer avec le gouvernement PO en place s’il était élu. Il n’a pas hésité non plus à utiliser la rhétorique de ses opposants, parlant de développement économique, de mesures incitatives à la prise d’initiative des citoyens, de modernisation des routes et autoroutes. A cela vient s’ajouter son message « aux amis russes » du 9 mai dernier, à l’occasion des commémorations de la Victoire de la Seconde guerre mondiale, dans laquelle il remerciait son imposant voisin pour ses gestes amicaux après le crash de l’avion présidentiel... déclaration surprenante de la part d’un homme qui n’a jamais dissimulé ses sentiments anti-russes. La réaction immédiate de la PO, qui a dénoncé une stratégie électorale déguisée en compromis, prouve bien que c’est Jarosław Kaczyński qui donne le ton de cette élection, comme si tous les partis attendaient qu’il prenne la parole pour le faire à leur tour.

Les Polonais devront donc faire le choix entre accorder le monopole du pouvoir à la PO et mettre fin à la cohabitation, ou faire confiance à un Jarosław Kaczyński qui promet un compromis entre tradition et modernité. Reste à savoir quel sera le rôle joué par les émotions provoquées par le drame du 10 avril dernier, dont les causes devraient être connues avant l’élection. A l’heure où des théories des plus farfelues se font entendre, la capacité du gouvernement à mener l’enquête de façon claire et crédible est un défi important pour la PO. L’attente de la population est réelle et le PiS n’hésitera à pointer du doigt la moindre faille de l’enquête.


(logo : plasmatik, flickr.com)


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Monika Karbowska
28 mai 2010
17:26
Election présidentielle en Pologne : la raison face aux émotions

Chère Amie

Pour Marek Jurek, dire qu’il est de « droite républicaine » c’est faire injure à la notion de république. C’est plutôt de "droite nationale-chrétienne’ qu’il faut parler. C’est un fondateur du Zchn de sinistre mémoire, fossoyeur des droits des femmes et de la laïcité, fervent adepte de la chasse aux homosexuels... le Zchn, au pouvoir en coalition de droite dans les années 1991-1993 et 1997-2001 a instauré la loi inique interdisant l’IVG faisant des Polonaises des sous-citoyennes sans droite de contrôle sur leur propre corps. Il n’a eu de cesse de réintroduire l’Eglise catholique dans l’école et toute la structure de l’Etat. Marek Jurek, dans le gouvernement de Jaroslaw Kaczynki en 2007 a tenté de faire interdire l’IVG dans la Constitution. C’est toute l’Europe qui s’est mobilisé contre ce projet absurde, fondementaliste et rétrograde. Heureusement, même Lech Kaczynski a laissé tomber Jurek et le gouvernement est tombé. Les élections de septembre 2007 ont ramené Tusk au pouvoir. N’oubliez pas le rôle de l’oppression des femmes polonaises dans ce régime : il a été construit sur cette oppression en 1993 et en 2007 le gouvernement est tombé du fait du refus populaire d’interdire l’IVG dans la Constitutuion...

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Donald Duck
31 mai 2010
14:30
http://www.lifesitenews.c om/
Election présidentielle en Pologne : la raison face aux émotions

Chere Monika,

Je ne pense pas que declarer que Marek Jurek est de Droite republicaine est une insulte a la republique, pas plus que dire que Tusk etant de la Plateforme Civique on en ferrait une injure ä la notion de civisme... (du moins si on ne prends pas en compte tous les membres de son parti)

Je souhaiterai remercier Marta pour l’article qui resume bien la situation sans pour autant prendre parti.

Encore un commentaire de retrograde : Vingt-classes scolaires sont tués chaque jour en Grande Bretagne par l’IVG. Pour une societe civilisé c’est une vrai avancée... c’est vrai.

Lectrice
7 juin 2010
13:52
Election présidentielle en Pologne : la raison face aux émotions

Tant que cela ? Je croyais des Britanniques bien plus raisonnables.

En revenant vers la Pologne. De quel régime parle Monika ? La Pologne est un pays démocratique, même si cette démocratie est fragile, il faut pas parler du régime.

Si les Polonais avaient moins d’émotions négatives les uns envers les autres, ce pays aurait pu évoluer plus facilement. Et c’est cela qu’il faut voir, et pas la couleur de chaque parti politique. Je sais de quoi je parle : je suis née dans ce pays, et à chaque fois quand j’y retourne je suis effrayée par les disputes stériles et un certain manque de civilité qui laisse la place aux manifestations du pouvoir. Et si à la place de critiquer les autres, on proposait de faire quelque chose d’utile ? Par exemple...

Monika Karbowska
9 juin 2010
22:25
Election présidentielle en Pologne : la raison face aux émotions

Appel de soutien à la candidature de Boguslaw Zietek.

mercredi 9 juin 2010

Trente ans après les magnifiques protestations du mois d’août 1980, qui ont donné naissance au premier syndicat libre en Pologne et à seize mois de lutte pour l’autogestion ouvrière, les électeurs de Pologne peuvent enfin, à l’occasion de l’élection présidentielle du 20 juin, se prononcer pour un candidat qui défend les intérêts du monde du travail et non ceux des possédants.

Boguslaw Zietek, président du syndicat libre “Août ’80“ et du Parti polonais du travail, mène campagne pour des idéaux qui nos sont proches : contre les privatisations, contre l’exploitation du travail, contre l’engagement dans la guerre en Afghanistan, pour des impôts progressifs, pour un salaire minimum et un code du travail européen, pour un système de retraites fondé sur le principe de la solidarité des générations, pour le contrôle social des travailleurs sur le fonctionnement des entreprises, des services publics et des institutions financières, pour une répartition du revenue décidée démocratiquement avec la participation la plus large du monde du travail et de l’ensemble de la société, pour l’autogestion des entreprises socialisées, pour les droits des femmes et en particulier le droit à l’avortement libre et gratuit.

Pour toutes ces raisons nous voulons apporter notre soutien à la candidature de Boguslaw Zietek.

Signataires :

Noam Chomsky (Linguiste, professeur émérite MIT, États-Unis), Ken Loach (cinéaste, Grande-Bretagne), Michael Löwy (Philosophe, CNRS, France/Brésil), Prof. Hanna Malewska-Peyre (psychologue social, PAN/CNRS, Pologne/France), prof. Josip Rastko MoCnik (sociologue, Université de Ljubljana, Slovénie), prof. Gilbert Achcar (School of Oriental and African Studies de l’Université de Londres, Liban/Grande-Bretagne), Tariq Ali (écrivain, Grande-Bretagne), Olivier Besancenot (ancien candidat à la présidentielle, porte-parole du Nouveau parti anticapitaliste, France), Dr. Vickramabahu Karunarathne (ancien candidat présidentiel, Left Liberation Front, Sri Lanka), Francisco Louça (député, porte-parole du Bloco de Esquerda, Portugal), Annette Groth (députée au Bundestag, Die Linke, Allemagne), Inge Höger (députée au Bundestag, Die Linke, Allemagne), Andrej Hunko (député au Bundestag, Die Linke, Allemagne), Stalin Pérez Borges (Coordinateur national de l’Unión Nacional de Trabajadores y Trabajadoras, Venezuela), Atilay Ayçin (Président, Turkish Civil Aviation Union Hava-İş, Turquie), Florian Wilde (dirigeant fédéral du SDS/Die Linke, Allemagne), Helmut Born (président du conseil du personnel Kaufhof, membre de la direction du syndicat ver.di de Rhénanie-du-Nord-Westphalie, Allemagne), Wolfgang Zimmermann (coprésident de la fraction parlementaire de Die Linke dans le Landtag de Rhénanie-du-Nord-Westphalie, Allemagne), Micheal Aggelidis (député de Die Linke au Landtag de Rhénanie-du-Nord-Westphalie, Allemagne), Hermann Dierkes (président de la fraction de Die Linke au conseil municipal de Duisburg, Allemagne), Mohand Saddek Akrour (Parti socialiste des travailleurs, Maire de Barbacha, Algérie), Alain Krivine (Nouveau parti anticapitaliste, France), Alex Callinicos (philosophe, Socialist Workers Party, Grande-Bretagne), Franco Turigliatto (ancien sénateur, Sinistra Critica, Italie), Flavia D’Angeli (porte-parole de Sinistra Critica, Italie), Esther Vivas (porte-parole d’Izquierda Anticapitalista, Espagne), Michel HUSSON (économiste, IRES et conseil scientifique d’ATTAC, France), François Chesnais (économiste, éditeur de la revue “Carré Rouge“, France), Charles-André Udry (économiste, animateur des éditions Page Deux, Mouvement pour le socialisme, Suisse), Edouardo Lucita (économiste, Economistas de Izquierda, Argentine), Enzo Traverso (historien, France/Italie), Paolo Gilardi (historien, Gauche anticapitaliste, Suisse), Céline Caudron (porte-parole de la Ligue communiste révolutionnaire, Belgique), Dr. Klaus Engert (International Ecosocialist Network, Allemagne), Alper Taş (Président du Parti de la liberté et de l’égalité ÖDP, Turquie), Hayri Kozanoğlu (économiste, ancien président de l’ÖDP, Turquie), Ahmet Ümit (écrivain, Turquie), Murat Uyurkulak (écrivain, Turquie), Yiğit Bener (écrivain, Turquie), Osman Akınhay (écrivain et éditeur, Turquie), Enis Rıza Sakızlı (Cinéaste, Turquie), Claudia Haydt (porte parole du groupe de travail « paix et politique internationale », Die Linke, Allemagne), Philippe Pierre-Charles (Centrale Démocratique Martiniquaise du Travail, Collectif du 5 février, Martinique), Jan MALEWSKI (rédacteur de la revue “Inprecor“, France/Pologne), Rédaction du journal “Almounadil-a“ (Maroc), Panos Garganas (Socialistisko Ergatiko Komma, Grèce), Kenji Kunitomi (Japan Revolutionary Communist League, Japon), Carsten Albrecht (Die Linke, Bremen, Allemagne), Lilo Lottermoser (Die Linke, Hamburg, Allemagne), Paul Grasse (Netzwerk Marx 21, Die Linke, Allemagne).

Je souscris bien sûr également à cette candidature

Monika Karbowska

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Le Groupe des Belles Feuilles (GBF), rassemblement de jeunes professionnels intéressés par les questions européennes, lance « Vigie 2012 », une initiative innovante pour scruter la place de l’Europe dans la campagne présidentielle.

Inspiré des méthodes de fact checking américaines, le site décortiquera jusqu’au second tour les interventions des candidats et la place réservée aux questions européennes dans les médias avec un double objectif : démêler le vrai du faux et mesurer la place de l’Europe dans le débat.

L’opération, indépendante, est financée intégralement par la Fondation Hippocrène.

Vigie 2012 : le fact-checking européen de la présidentielle

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