L’eurodéputé socialiste Vincent Peillon est en charge du rapport du Parlement européen sur l’Union pour la Méditerranée, qui devrait être présenté en mai en vue du second sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de l’organisation de coopération euro-méditerranéenne prévu pour le mois de juin à Barcelone.
Vincent Peillon
Agrégé et docteur en philosophie, Vincent Peillon a tout d’abord poursuivi une carrière universitaire, se spécialisant sur les origines du socialisme et de la laïcité républicaine. Il se fait connaître sur la scène politique française à partir du milieu des années 1990, devenant député de la Somme en 1997, ainsi que porte-parole du Parti Socialiste entre 2000 et 2002. Il est élu député européen en 2004 (dans la circonscription Nord-Ouest) et est réélu en 2009 (dans la circonscription Sud-Est). Actuellement membre de la commission des affaires étrangères du PE, de la Délégation pour les relations avec les pays du Maghreb et de la Délégation à l’Assemblée parlementaire euro-méditerranéenne, il est en charge du rapport d’initiative du Parlement européen sur l’Union pour la Méditerranée. Sur la scène politique française, il tente depuis plusieurs années de se positionner parmi les « refondateurs » du PS, tout d’abord au sein du courant du « Nouveau Parti Socialiste » avec Arnaud Montebourg et Julien Dray, puis, après sa scission, en s’engageant aux côtés de Ségolène Royal pour la présidentielle de 2007. Il crée avec cette dernière le courant « l’Espoir à gauche » en 2009, mais prend ensuite ses distances avec elle, déclarant qu’elle « ne peut pas faire gagner la gauche en 2012 ».
A l’occasion du Forum de Paris 2010, il nous a exposé sa vision des rapports entre les deux rives de la « mare nostrum » : celle d’un espace de coopération économique et sociale qui ne soit pas « pris en otage » par les différents conflits politiques qui caractérisent la région, en particulier le conflit israélo-palestinien, mais qui tente au contraire de faire progresser la paix par des réalisations concrètes.
Cela exige toutefois que l’Europe fasse preuve d’une forte volonté politique en la matière, notamment en mettant « beaucoup d’argent sur la table » à l’occasion du prochain sommet de Barcelone, estime-t-il. Les dirigeants nationaux y seront-ils prêts, dans un contexte économique marqué par la crise et les déficits ? Réponse dans quelques semaines.


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